Chers amis,
Les enfants des minorités syriennes vivent dans la peur.
Dans la petite cour blanche de notre centre scolaire de Douella, dans la banlieue de Damas en Syrie, les cris, les jeux, les rires sont soudainement remplacés par le silence recueilli des enfants. Alors, toutes confessions confondues, ils entonnent une prière entrecoupée de larmes à la mémoire d’Angie, leur camarade de 15 ans mitraillée par deux hommes en noir qui attaquaient son église. Puis, chacun reprend sa place sur son banc. L’éducation continue.
© Mission Enfance - Syrie
La moitié de la population afghane vit sous le seuil de pauvreté.
Quand une femme en Afghanistan perd son mari, c’est la déchéance économique immédiate, puisqu’elle n’a pas le droit de travailler. Le fils de Setora, âgé de 12 ans, a arrêté l’école pour devenir porteur de colis dans les rues de Kaboul. Il arrive à soutenir un peu ses frères, mais il est épuisé. Les sacs de nourriture que nous lui déposons lui permettent de reprendre des forces et l’école quelque temps. (cliquer sur la photo ci-dessous pour lancer la video)

© Mission Enfance - Afghanistan
Trois millions de déplacés au Burkina Faso.
Aminata a couru avec ses parents, pourchassés par les motos et les tirs terrifiants. Abandonnant tous leurs biens, ils ont fui le nord du Burkina Faso pour trouver refuge dans le village de Faaga-Boulporé, au centre du pays. L’extension de l’école réalisée par Mission Enfance permet d’accueillir les enfants déplacés du conflit et notre forage d’abreuver en eau potable les nouveaux habitants. La vie d’Aminata et de sa famille peut redémarrer.
© Mission Enfance - Burkina Faso
Recrudescence des assassinats, des kidnappings, des extorsions en Colombie.
« Le plus dur aujourd’hui, c’est que les enfants, dès l’âge de 8 ans, deviennent violents » déplore Françoise, notre coordinatrice en Colombie. A l’entrée de notre ludothèque dans le bidonville de Ciudad Bolivar, à Bogota, nos équipes doivent désormais fouiller les jeunes enfants pour s’assurer qu’ils ne cachent pas d’arme… Dans nos centres, l’écoute, le respect de l’autre, l’apprentissage de la vie en société sont une voie plus que jamais nécessaire pour pallier la dégradation économique et sociale de la jeunesse colombienne.
© Mission Enfance - Colombie
L’exode de 100.000 habitants de l’Artsakh en Arménie.
Il y a deux ans, Siranouche regardait au loin avec tristesse ses montagnes de l’Artsakh qu’elle a dû abandonner dans la précipitation de l’exode. Au nord de l’Arménie, à Gyumri où elle s’est réfugiée avec sa famille, son père a reçu des mains de Mission Enfance un appareil à soudure. Depuis qu’il a créé son atelier, ses affaires marchent bien. Il a pu louer une maison et scolariser ses enfants. Siranouche prend racine sur sa nouvelle terre.
Soulager l’enfer vécu par ces enfants.
En 2025, grâce à votre soutien et au dévouement de nos équipes locales, nous avons amélioré la vie de plus de 100.000 enfants et leurs familles sur l’ensemble de ces pays mais aussi au Laos, au Liban, au Kurdistan irakien, en Ethiopie et au Vietnam.
Construction d’écoles, forages de puits, aide d’urgence alimentaire ou financière, soutien aux projets entrepreneuriaux des parents, fonctionnement d’écoles, de ludothèques, de centres éducatifs, parrainages scolaires… chacune de nos actions humanitaires transforme positivement la situation infernale auquel l’enfant doit faire face. Il peut alors passer un cap. Parce que, pour réconforter ces victimes innocentes des conflits, nous les ancrons dans une réalité apaisée.
Alors, à l’approche de Noël, contribuez avec nous à leur apporter un peu de répit et d’espoir. Ils ont tant besoin de vous, merci !
Je vous souhaite de très joyeuses fêtes !
Domitille Lagourgue
Directrice de Mission Enfance
© Mission Enfance - Ethiopie